Carnets de Seattle: Patchwork d'impressions et d'humeurs de deux Français expatriés aux Etats-Unis. Depuis mars 2011, ces carnets sont aussi le journal de notre combat contre la leucémie.

mercredi 25 septembre 2013

Les médecines alternatives, cela n'existe pas!

Les médecines non-conventionnelles, un complément indispensable des traitement conventionnels

Vous savez, je suis un fervent défenseur des médecines non-conventionnelles en complément des thérapies conventionnelles pour traiter les cancers.

Avant que ne tombe le diagnostic de la leucémie, cela faisait déjà plusieurs années que je pratiquais une voie taoïste, avec un travail sur le souffle, un travail de méditation, et un travail physique (tai chi chuan). J'ai toujours dit que si j'ai aussi bien supporté les cycles de chimiothérapie, c'était à mon avis en très grande partie grâce au fait que je n'ai jamais arrêté de m'entrainer dans ces trois pratiques. Attention, on se comprend, ça ne veut pas dire que ça a été amusant ni facile, cela veut dire que par rapport à l'ensemble des patients subissant le même genre de traitement, je m'en suis globalement mieux sorti et j'ai globalement mieux récupéré et plus vite.

J'attribue également en grande partie le fait que ma greffe de moelle osseuse se soit aussi bien passée au fait que je n'ai jamais cessé de faire de l'exercice. Enfin, si psychologiquement j'ai aussi bien tenu le choc et si j'ai aussi bien pu transformer ce cauchemar en quelque chose de positif, je pense que c'est en partie grâce à tout le travail de méditation que j'ai fait avant de tomber malade, et que j'ai continué pendant toute ma convalescence.

Aujourd'hui, deux ans après la greffe de moelle osseuse, pas de signe de leucémie ; en revanche je souffre beaucoup au quotidien à cause des effets secondaires des médicaments. Là encore, les médecines "douces" m'accompagnent et me permettent de mieux vivre mon quotidien: le taichi est a peu près la seule forme d'exercice physique que je peux effectuer sans douleur, les massages soulagent de façon phénoménale mes douleurs chroniques et la rétention d'eau, la chiropractrice me permet de relâcher les tensions qui s'accumulent à une vitesse phénoménale dans mon corps, la nutrition me permet d'éviter de faire empirer mon état en mangeant n'importe quoi et je suis persuadé qu'en mangeant d'une certaine façon je diminue drastiquement le risque de rechute...

Bref, je suis complètement pour tout ce qui est médecine douces, et plutôt deux fois qu'une. Pourtant il y a un truc que je trouve insupportable: ce sont  les appellations "médecines alternatives" ou "médecines parallèles".

Les médecines alternatives, pour traiter une leucémie, cela n'existe pas!

Je déteste cette expression de "médecine alternative", comme celle de "médecine parallèle", parce qu'elles sont très trompeuses. Elles sous entendent que pour traiter certaines pathologies, on aurait le choix entre la thérapie conventionnelle et la médecine alternative/parallèle... Or, si c'est vrai dans certains cas, dans certaines pathologies clairement identifiées, c'est on ne peut plus faux dans le cas de la plupart des pathologies lourdes comme les cancers. Laissez moi vous expliquer une vérité fondamentale qui tient en une ligne:

Si vous avez une leucémie, sans chimiothérapie, vous allez mourir.

Il n'y a pas d'alternative. Les seuls traitements connus, qui marchent (et encore, pas tout le temps, on aimerait qu'ils marchent mieux) sont proposés par la médecine occidentale. Les médecines non-conventionnelles offrent des possibilités qui permettent souvent de mieux vivre le traitement, parfois d'en améliorer les résultats, parfois de diminuer les effets secondaires négatifs... Mais on a jamais vu personne guérir d'une leucémie aigüe lymphoblastique en chantant "kumbaya" et en buvant du jus de carotte.

Malheureusement, il y a pas mal de charlatans qui affirment le contraire, et on lit de plus en plus sur internet des campagnes de désinformation qui visent à discréditer les thérapies conventionnelles en exploitant la peur qu'a le public de la chimiothérapie (qui est un traitement bien désagréable, il faut l'avouer), afin bien sur de faire en sorte que le public se tourne vers les médecines douces. Je vous renvoie vers un excellent article publié par Zoélie qui démonte l'un de ces meme point par point, vous verrez c'est d'une malhonnêteté intellectuelle absolument effarante.

Quand les thérapeutes non-conventionnels s'en mêlent et se tirent une balle dans le pied

Plus pernicieux encore que ces cas flagrants de malhonnêteté intellectuelle, qui sont au final assez facile à démonter pourvu que l'on soit pourvu d'un soupçon de discernement, il y a les discours alarmistes des thérapeutes non-conventionnels. Ma chiropractrice, par exemple, est absolument excellente, mais elle est persuadée que l'on peut tout guérir en manipulant le corps et elle l'affirme à n'importe quel patient de son cabinet (bon, elle ne va pas jusqu'à prétendre soigner un cancer, sinon je n'irais plus chez elle). Elle en est tellement persuadé qu'elle refuse de faire vacciner ses gosses. Je ne vais pas lancer le débat mais dans l'état de Washington en ce moment il y a une épidémie de pertussis (la coqueluche), qui est une vraie saloperie hyper contagieuse, qui se transmet de façon aérosol, et qui est potentiellement mortelle chez les enfants. 50000 cas l'année dernière,  dont 20 morts (ce qui ne fait pas beaucoup, mais je vous assure que c'est une maladie extremement pénible, très douloureuse, et il n'y a pas besoin d'en mourir pour que cela soit dramatique), contre 20000 les années précédentes... Pourquoi? Parce que les parents ne font plus vacciner leurs enfants. Et voilà, ce qui devait arriver arriva, dans l'état de Washington, des gamins meurent maintenant de la coqueluche, bravo, bravo, on applaudit bien fort!

Sans compter que c'est bien gentil de ne pas se vacciner en faisant confiance à son système immunitaire, mais dans la population, il y a des gens, enfants, personnes âgées, malades de cancer, moi, qui ont un système immunitaire qui ne fonctionne pas bien et qui sont mis en danger par ces comportements. On ne se vaccine pas que pour soi, on se vaccine aussi pour les autres. Si demain votre enfant attrape la coqueluche et qu'il n'est pas vacciné, il survivra probablement, après en avoir bavé comme pas permis pendant trois semaines, par contre s'il me la refile, il risque de me tuer. Merci bien.

Un discours contre productif qui freine l'adoption des médecines douces


Ce genre de propagande m’énerve, parce que c'est contre-productif pour la cause des médecines non-conventionnelles en général. Quand on lit des gens qui disent:
  • "Je me méfie de la chimio" 
  • "Moi si j'ai un cancer, je me fais opérer, mais je ferais pas de chimio" (vu sur facebook, sisi, je vous assure, faut que je vous reparle de ça parce que c'était affolant...), 
  • "Moi je vaccine pas mes gamins contre la coqueluche, je les ajuste, c'est bien mieux!"

J'ai même lu quelqu'un dire quelque chose du genre "J'ai connu 3 personnes avec un cancer, toutes traitées par chimio, toutes mortes, alors la chimio, non merci...". Outre le fait que je suis vraiment navré pour cette personne, et croyez-moi je le suis profondément, il y a vraiment une erreur incroyable dans cette phrase que d'attribuer la mort au traitement... Et pas à la maladie, qui est quand même mortelle à la base, on le rappelle. 

Cela décrédibilise toute la démarche des gens qui veulent introduire des thérapies non-conventionnelles dans les hôpitaux et du coup les médecins conventionnels se méfient et ne font aucun effort pour proposer ce genre de thérapies aux malades. Et au final, ce sont les patients qui en souffrent.

J'ai eu ce genre de conversation avec un médecin, excellent par ailleurs, alors que j'avais le dos qui me faisait un mal de chien. Je lui ai demandé si je pouvais aller chez le chiro... Il m'a dit, "Oui, mais d'habitude je n'en parle pas, je me méfie des chiropracteurs, ils pensent pouvoir tout soigner avec leurs manipulations"... Et voilà, un  médecin qui ne propose pas quelque chose qui est connu comme étant efficace pour soulager les douleurs, parce que échaudé par le discours fantaisiste d'une minorité... Et je le comprend, quelque part!

C'est un discours totalement contre-productif, car les premières personnes à convaincre, ce ne sont pas les malades, mais bien les médecins des thérapies conventionnelles, qui ont quand même le dernier mot dans la plupart des cas, et ce à juste titre.

Arrêtons de parler de médecines douces ou alternatives

Les mots sont excessivement importants et il importe vraiment de faire attention à ce que l'on dit dans un domaine aussi sensible que celui-ci, c'est pourquoi je suis vraiment contre l'appellation médecine "douce" (tenez, par exemple, certaines tisanes de plantes sont abortives et n'ont donc rien de douces), "médecine alternative" et "médecine parallèle". Quand on parle de cancer, encore une fois, il n'y a pas d'alternative! J'aime bien l’appellation médecine complémentaire, car c'est comme cela que je le vois, faire tout ce que l'on peut en plus du traitement de base, mais je me range à l'expression définie par l'Union Européenne qui me plait aussi, qui est de parler de médecines non-conventionnelles. Au moins, ces deux dernières expressions ne colportent pas un mensonge flagrant.

Ces médecines non-conventionnelles, médecines douces, médecines complémentaires peuvent jouer un rôle incroyable de prévention, ou de soutient aux thérapies conventionnelles, dans tous les domaines, pas seulement dans le traitement des leucémies ou autres cancers. Je suis persuadé que l'on pourrait obtenir des résultats fabuleux si l'on explorait plus ces pistes. Il faut faire tout notre possible pour faire connaitre ces thérapies complémentaires aux médecins et aux patients... Mais pour cela, il faut éviter de s'auto saborder en tenant des discours qui n'ont pas de sens. 

17 commentaires:

  1. J'ai une question à 10.000 :)
    Pourquoi penses-tu avoir eu cette maladie dans ton parcours de vie, dans cette vie-là, son sens ? Qu'as tu appris sur toi ? Qu'as tu réussi à vaincre sur toi ?

    Et le prochain album de Paul sera t'il bien ??

    La bise,
    Will :p

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  2. Hum, vaste question il faudrait un post entier pour répondre, et cela n'a pas de rapport avec ce post.

    Mais je vais quand même répondre.

    Dans le taoisme, il y a le concept de "mandat celeste", ce que tu es venu faire sur cette terre.
    Dans mon mandat, il y a ce truc ou je suis investi d'une "mission", j'ai un message à faire passer, et aussi cet aspect ou si je ne suis (suivre) pas mon mandat, j'en meurs.
    Bref, si j'ai une raison à donner à la maladie, pour moi, c'est ce rappel à mon mandat, a ma mission. Un signe du yuan shen qui me dit, "eh, mec, faudrait t'y coller maintenant, sinon cela va mal se passer".

    Bon, on est vraiment barré loin dans la spiritualité taoisme là hein, sinon si tu parles à la portion athée de mon individu, c'est juste comme ça, je suis tombé malade et c'est tout, il n'y a pas de raison.

    Ce que j'ai appris? Tellement de choses... A attendre, a regarder, a ecouter (le monde, les gens, moi meme). J'ai appris la joie de vivre qui ne vient de rien d'autre que d'elle même, la simple joie d'être en vie.

    J'ai appris que je n'étais pas mon corps, enfin que c'était plus compliqué que cela... Je ne peux plus marcher, mais je suis encore Loic. Je ne peux plus faire d'arts martiaux, mais je suis encore Loic. Je ne peux plus faire de roller, mais je suis encore moi. Je n'ai plus de travail, mais je suis encore moi. Je ne suis pas défini par tous ces personnages, mon vrai moi ce n'est pas toutes ces choses.

    Qu'est ce que j'ai réussi à vaincre? En grande partie, mon égoisme, et la peur de la mort.

    Voila!

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  3. Salut Loic
    j'ai déjà du te conseiller ce bouquin, mais j'en remet une couche au cas ou...
    essaye de trouver "le principe de lucifer" (The Lucifer Principle)de Howard bloom et regarde ce qu'il raconte sur l'histoire de la medecine conventionnelle.
    on en reparle après ;)

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  4. Merci pour ton post Loïc !
    Enfin, un retour sur le ressenti de quelqu'un qui l'a vécu de l'intérieur.
    Je le répète à longueur de temps à mes parents, ma mère ayant eu un cancer de l'estomac, mes proches (enfin, plus trop maintenant, comme on ne peut pas "forcer" les autres à se faire du bien - ou pour le moins, de le tenter - s'ils n'en ont pas vraiment envie, parfois trop sceptiques, d'autres fois limités par leur croyance en tout genre, ou encore fatigués des démarches médicales...on ne peut pas faire à la place des autres)
    N'hésite pas à indiquer quelles sont les médecines complémentaires qui ont eu un effet probant pour toi.
    A bientôt pour une séance de Taï Chi/Tui Shou ;)

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  5. Merci Loïc pour ce beau billet ! Je te remercie également de citer mon blog et un de mes articles. J'espère vivement que cela peut aider des personnes confrontées à un diagnostic de cancer à y voir plus clair sur les différentes "informations" qui circulent sur le net à propos de la chimiothérapie.
    La maladie et les traitements médicaux sont très souvent éprouvants physiquement, déstabilisants psychologiquement, l'image de soi est bousculée. C'est vrai, tout ce qui aide réellement à éprouver des sensations corporelles plus confortables et à trouver des ressources psychologiques pour mieux gérer les changements transitoires ou durables imposés par la maladie est bon à prendre. D'où l'intérêt d'une évaluation rigoureuse de ces thérapies non-conventionnelles afin de permettre aux malades de bénéficier de thérapies complémentaires qui offrent de réels bénéfices en termes de qualité de vie, en accompagnement du traitement principal, indispensable. Aujourd'hui, beaucoup de "thérapeutes" cherchent à gagner des clients parmi les malades atteints d'un cancer, en les détournant plus ou moins ouvertement des traitements médicaux. Il existe aussi des "thérapeutes" qui prétendent, non pas guérir les cancers, mais réduire les effets secondaires des traitements, le tout sans aucune preuve de la moindre efficacité. En fait, beaucoup sont surtout très forts pour soulager le portefeuille de leurs clients. Cela m'écœure.
    Tu dis qu'il est important de faire preuve d'esprit critique avant de choisir une thérapie complémentaire. Mais lorsqu'il faut faire à la maladie, à toutes les peurs qu'elle peut susciter, gérer les bouleversements qu'elle impose... ce ne sont pas forcément les circonstances les plus propices à une analyse rigoureuse et à une prise de décision rationnelle. Il peut y avoir aussi des pressions de l'entourage qui incite le malade "à mettre toutes les chances de son côté".
    C'est pourquoi je pense que nous aurions beaucoup à gagner à ce que les thérapies non-conventionnelles passent à la moulinette de l'expertise scientifique et médicale rigoureuse afin que l'on sache quels bénéfices, le cas échéant, on peut vraiment en attendre et que le reste disparaisse de la circulation. La maladie grave est souvent synonyme d'interruption de la vie professionnelle et de baisse des revenus. Cet aspect économique justifie aussi que les malades ne gaspillent pas leur argent, pas plus que leur temps, avec des techniques illusoires. Comme tu l'évoques dans cet article, il est vraiment important que les patients puissent parler ouvertement avec leur médecin de ce qu'ils font ou envisagent de faire à côté du traitement.
    D'après ce que j'ai pu lire, des hôpitaux américains intègrent à leur offre thérapeutique des séances de méditation. Tu qui es sur place, sais-tu ces thérapies complémentaires sont couramment proposées par les hôpitaux, ou bien est-ce marginal ?
    En France, il existe le site CancerContribution http://www.cancercontribution.fr/ qui vise à favoriser le dialogue entre patients et professionnels de santé et à donner la parole aux malades, à leur permettre de mieux faire connaître leur attentes. Cette initiative me semble très intéressante. Tu connaissais ?

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    1. Je ne suis pas complètement d'accord dans le sens ou j'ai fais des trucs, du genre médecine taoiste, qui ne resisteraient probablement pas à l'examen scientifique mais en lequel je crois, et qui m'on fait du bien, et c'est la l'avantage... Il ne faut pas oublier que l'effet placebo est bien réel, et que meme si cela ne fait du bien que dans la tete du patient, c'est deja énorme... Donc faut faire attention aussi dans l'autre sens, a ne pas essayer de passer au travers du filtre scientifique des choses qui n'ont pas lieu d'etre passée au travers d'elle.

      Ce qui importe surtout, c'est que chacun soit bien conscient des limites de sa pratique et n'aille pas empieter sur le terrain du voisin.

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    2. Pour ce qui est de ta question, j'ai pas le temps de te répondre tout de suite, je reviens plus tard.

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    3. Je voulais dire: qui m'ont fait du bien et c'est la l'essentiel.

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  6. C’est dingue, dès le titre, à moi aussi m’est venu le terme « médecine complémentaire » =D
    Sinon il est malheureusement trop vrai que parfois certaines institutions (ici, la médecine « conventionnelle ») sont trop fermées et n’évoluent pas assez… Un problème de mentalité ?

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    1. C'est pire en france qu'aux US en tout cas, et je pense en effet que c'est un probleme de mentalité car au sein meme de la medecine conventionnelle, la france à plus de mal à faire évoluer les protocoles que les US (je pense notament aux chambres stériles, dont on a démontré qu'elles n'avait pas lieu d'être, qui ne sont presque plus utilisées aux US et qui sont utilisées massivement en france).

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  7. Une précision à propos de la coqueluche : cette maladie très contagieuse touche majoritairement les nourrissons de moins de 6 mois et est souvent mortelle pour les bébés de moins de trois mois.
    De nombreux décès pourraient être évités grâce à la vaccination.

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  8. A propos de l'effet placebo : un traitement est considéré efficace lorsqu'une étude fiable a permis de montrer qu'il était plus efficace qu'un placebo.
    Sur le blog Sham and Science, il y a plusieurs articles sur l'effet placebo.
    Celui notamment, http://blogs.univ-poitiers.fr/n-yeganefar/2013/02/21/effet-placebo-quelques-precisions/, explique bien de quoi il s'agit.

    Sinon, je suis favorable aux mesures d'accompagnement du traitement principal à condition que les bénéfices soient réels.
    La maladie et les traitements sont lourds et les besoins des malades ne se limitent pas à combattre les cellules cancéreuses. Mais cela ne doit pas servir de prétexte pour vendre tout et n'importe quoi.
    Ceci dit, même en France, les choses ont évolué. Il est courant que les services de cancérologie proposent des consultations de psycho-oncologie ; des ateliers maquillage pour les patientes qui perdent cheveux, cils et sourcils ; des séances de relaxation, etc.
    L'exercice physique et l'alimentation ne peuvent à eux seuls combattre ou prévenir à 100% la maladie mais ils contribuent à préserver la santé. Ce sont donc des aspects à ne pas négliger. Or, la qualité des repas servis aux patients peut beaucoup varier d'un hôpital à l'autre. Dans certains hôpitaux, il n'y a manifestement aucun effort fait pour servir des repas appétissants et sains, et c'est très regrettable. De toute évidence, il reste des progrès à faire dans l'accompagnement des patients atteints de cancer.

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  9. Complexe comme sujet, d autant plus pour des personnes comme moi qui n ont pas vécu d épreuves comme celle que tu as traversé. Je crois aussi qu il est dangereux de fantasmer des médecines alternatives que l on opposerait à des médecines plus classiques en suggérant qu un choix entre ces deux voies est nécessaire pour permettre une guérison. Je partage cette idée de complémentarité. Les médecines non conventionnelles me semble permettre une amélioration de l état d esprit qui peuvent aider / renforcer l impact d une médecine conventionnelle. Je suis de plus en plus convaincu que la posture (au sens psychologique et physique du terme) que l on adopte face à un événement ou une maladie joue pour beaucoup dans le processus de résolution / guérison. Sur des somatiques le plus souvent bénignes mais répandues : mal de dos, mal de tête récurrent, etc., des changements posturaux soit dans la façon d aborder ces maux (détermination à ne pas se laisser "abattre" pour certains individus, apaisement ou acceptation dans d'autre cas) ou physique (assouplissement/étirement des chaînes postérieures ou antérieures par exemple suivant l individu) permettent une résolution parfois plus efficace que des traitements traditionnels. J'ai l'impression que suivant la pathologie et sa criticité, il peut être très bénéfique de combiner les 2 approches, l efficacité des traitements conventionnel pouvant se trouver "boostée" par des approches complémentaires visant à un meilleur équilibre (physique, physiologique et/ou psychique) de l individu . Qu en penses tu ?

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  10. Pour moi, c'est ESSENTIEL de combiner approche traditionnelle et médecine "douce", pour toutes les bonnes raisons que tu mentionnes.

    Mon point étant justement que c'est tellement essentiel qu'il qu'il faut eviter de se tirer une balle dans le pied en disant des inepties et en s'alienant les thérapeutes "conventionnels".

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  11. Ah au fait, l'Académie nationale de médecine en France est d'accord avec toi sur le terme de médecine complémentaire : http://www.comprendrechoisir.com/ebibliotheque/voir/245811/therapies-complementaires-leur-place-parmi-les-ressources-de-soins-academie-nationale-de-medecine

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